Atelier régional du projet SEIN-Bénin à Bohicon.

Société civile, élus locaux et acteurs du privé s'engagent dans la lutte contre la malnutrition

Quelques jours seulement après le lancement officiel du projet SEIN, S’Engager et Investir plus dans la Nutrition au Bénin, un atelier multi-acteurs initié par l’ASCINB, l’Alliance de la Société Civile pour l’Intensification de la Nutrition au Bénin a mobilisé, le vendredi 26 octobre 2018, à l’hôtel Amazone de Bohicon les Maires, les SG et représentants des services techniques des trois communes du Sud-Bénin ciblées par le projet, l’ANCB, les associations intercommunales du Couffo et du Zou, les OSC du secteur de la nutrition, la FERCAB, les Opérateurs Economiques, les ATDA et DDEAP,  DDS, les Coordonnateurs régionaux de CAN, les acteurs étatiques et non étatiques engagés dans la nutrition dans la région Sud du Bénin et les membres de l’ASCINB.

 

Placée sous parrainage du préfet du Couffo, le but que vise cette rencontre est de sensibiliser les décideurs politiques et les organisations du secteur privé sur les conséquences néfastes de la malnutrition des populations sur le développement des régions afin de les amener à non seulement s’engager mais surtout à s’investir dans la nutrition dans leurs communes respectives.

Pour le président de la PASCiB et coordonateur de l’ASCINB, Aurélien Atindégla, dans son discours introduction, avec l’ampleur que prend la malnutrition avec ses conséquence sur les ressources humaines, le développement local et l’économie nationale, l’engagement des acteurs de la société civile dans la promotion de la nutrition à travers des actions et la mobilisation des ressources s’avère nécessaire. C’est cet engagement qui a fait naître le projet SEIN présente une particularité en ce sens qu’il est essentiellement orienté vers le plaidoyer et le lobbying par lequel la société civile donne la preuve de son engagement de promouvoir le développement à la base. Cet engagement pour la cause humaine entraine, a-t-il dit, d’autres acteurs en particulier les élus locaux et le secteur privé.

Les travaux de cet atelier ont été lancés par le représentant du président de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB), M. Antoine Affokpofi, maire de Zakpota. Tout en saluant la détermination des acteurs de la société civile du Bénin d’être des acteurs qui promeuvent le bien être des populations à la base et le développement de ou le pays, il a dit l’engagement de tous les élus des communes ciblées à s’approprier le projet et à donner le meilleur d’eux-mêmes pour sa concrétisation. Pour lui, le moment est plus qu’indiqué pour les communes de se battre pour assurer le bien être de leurs concitoyens à la base ; de les intégrer dans les divers actions e programmes de développement.

Quatre temps forts ont marqué les travaux de l’atelier de Bohicon. Dans un premier temps, les participants ont eu à suivre des communications les unes pour présenter l’ASCINB, et le projet SEIN et les autres pour montrer les enjeux et défis de la nutrition de même que les opportunités des investissements privés dans la nutrition au Bénin.

Le dialogue politique autour des enjeux et défis de la nutrition des communes a constitué le deuxième manche de la rencontre. Sous la conduite du préfet du Couffo Christophe Mègbedji qui a conduit ce panel, les divers acteurs présents à Bohicon, tout en prenant en compte la situation de malnutrition qui prévaut dans les communes concernées, ont évoqué les défis actuels à relever. Le préfet, de par ses expériences acquises dans le domaine de la lutte contre la malnutrition a relevé quelques leviers et les stratégies nécessaires aux élus communaux pour endiguer ce mal qui décime et qui annihile les efforts et actions de développement au sein des communautés à la base.

Au troisième point, il a été procédé, par les participants, à la prise d’engagements et à la signature de mémorandums de sept points par les élus multi-acteurs présents à l’atelier de Bohicon. Les maires s’étant fait entourer par divers cadres concernés par la question de nutrition dans leurs localités, ils ont certifié leur engagement de juguler les questions de malnutrition dans leurs localités respectives par des actions concrètes. Ils n’ont pas manqué exprimer leurs attentes en ce qui concerne ce projet SEIN.

Pour leur part, les acteurs du privé représentés par M. Benoît Dandjinou du CIPB n’ont pas marchandé leurs soutien. Bien que le secteur privé soit régi par le profit, il est possible voire indispensable de développer en collaboration avec les mairies des actions pour enrayer la malnutrition que vivent les populations.

Le dernier acte de la rencontre de Bohicon, a été la conférence de presse donnée par la coordination de ASCINB et tous les autres acteurs sur « Agir pour l’avenir. La faim zéro en 2030 » pour marquer la commémoration de la journée mondiale de lutte contre la faim au Bénin.

Norbert Houessou

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